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Poèmes de Myriam

Attente

Longtemps j'ai marché sans connaître ton visage,
et de l'aube à la nuit je vivais sans être vraiment...
Mes rêves m'entrainaient vers des îles sauvages,
où tes yeux m'irradiaient tels de bleus océans.

Longtemps mon amour j'ai recherché ton nom,
n'en sachant ses échos, n'en sachant sa douceur...
Je recherchais tes pas y guettant l'horizon,
de l'amour qui un jour ferait battre mon coeur.

Longtemps j'ai marché n'ayant comme habitudes
que ces heures creuses baignées de ton espoir...
Puis tu es venu brisant ma solitude,
mais c'était elle que j'aimais sans jamais le savoir.

Myriam

Avant... Après

Avant...
J'avais une robe blanche et de l'or dans les yeux,
les rayons du soleil ne savaient m'égaler...
La joie et l'amour étaient pour moi d'innocents jeux,
et même les dieux je pense qu'ils m'aimaient...
J'avais les cheveux aussi fous que le vent,
et le rire bien plus grondant que l'orage.
Mes larmes éphémères comme le temps,
résolvaient mes peines de vingt ans.
J'avais le monde comme royaume,
j'étais princesse, j'étais pureté...
Ne connaissant de l'homme,
qu'amour et charité.

Après...
Ma robe devint grise et pleine de tâches...
Les rayons du soleil m'effaçaient,
mes amours devinrent chasses,
je sais qu'alors les dieux me damnaient...
J'eus les cheveux laqués comme de la pierre,
mes larmes furent amères comme le poison...
Mes heures s'appelèrent : solitaires...
Mes rires firent place à l'abandon.
J'eus les ténèbres comme royaume,
je fus esclave noire bafouée,
car j'avais connu de l'homme
et sa force et sa méchanceté.

Myriam

Poème pour ma muse

Ma muse l'infidèle,
m'est par trop cruelle.
Sans dire mot elle m'a quittée,
me laissant désemparée.

Je cherche sous ma plume,
les mots qu'aiment les poètes.
Je n'y trouve qu'infortune...
Et depuis je perds la tête.

Une larme tombe sur ma page nue...
Un rayon de soleil vient s'y baigner...
Un arc-en-ciel y est apparu,
et ma larme devient rosée.

La tâche d'encre que j'ai faite
se transforme en océan...
Muse je suis poète...
J'ai retrouvé mon coeur d'enfant.

Myriam

Absence

Une étoile passe et s'éteint dans le froid du silence,
près du chêne vieux je guette ton absence,
et tes paroles et tes rires déjà s'éloignent doucement...
Je baisse la tête et songe à toi, tendrement... tout tendrement.

Le soleil s'endort dans sa couverture de nuit.
La larme qui coule n'est pas de tristesse mais de mélancolie,
car je sais que déjà tu rayonnes dans cet autre univers,
oh qu'attende ton âme la mienne dans cette lumière...

Ce n'est pas une plainte, c'est comme un chant lointain
que le vent fredonne dans les bras du chêne vieux.
Ce n'est pas une larme qui frôle la tiédeur de ma main,
c'est tout l'espace qui envahit la brume de tes yeux.

C'est tout l'espace qui me parle de toi.
Ce sont toutes les galaxies dans le coeur d'une rose...
C'est cet amour vrai au-delà de toutes choses...
C'est tout cet univers qui vibre de toi.

Une étoile passe et s'éteint dans le froid du silence,
près du chêne vieux je guette ton absence.
Tu me manques, c'est comme un long voyage,
mais ce n'est pas la fin, ce n'est pas un naufrage,
c'est comme un murmure de l'éternité...

Je rentre, je n'ai plus froid, le silence m'a parlé.

Myriam

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