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Poèmes de Kowka
La Vallée du lac bleu

Fleurs du désert

Les mots d'amour non prononcés
Sont les fleurs discrètes du désert
Ces moments de silence sont magnifiés
Il ne sert à rien d'être disert

Celle qui est seule et ne s'aime plus
Peut avoir la chance d'être aimée
Ce sentiment étrange n'a pas disparu
Il est une nourriture pour l'âme égarée

Mon cœur désespérément vide
J'étais esseulée, je sanglotais
De ton amour, j'étais assoiffée et avide
En retour, te rendre, je ne pouvais

Les jours mornes s'écoulaient
Tu as tout mélangé, j'étais ravie
De ta gentillesse, tu m'as consolée
Emplie de toi, enfin, je revis

Les mots d'amour dont j'avais envie
Sont les fleurs indiscrètes du désert
Comme eux, quelques gouttes de pluie
Et tout reverdit, tout est miel et dessert.

Kowka

Le cerisier de Sauze

L'orage bondit du ciel
Vite chassé par le mistral
Les branches secouées
Des cerises avortées
L'arbre sous le ciel transi
Reste greffé en toi, en moi

Je me souviens de cette aube
Où l'oiseau se perche
Sur la branche noire
Et avec des petits cris de bec
Pique avidement la cerise
Comme les miettes d'un gâteau

La pluie avait amené
La fraîcheur tant espérée
Les mots tombent
Goutte à goutte
Sur mon papier
Lavant mon poème tout nu

Tu me tiens embrassé
Tes lèvres touchent mes lèvres
Ton flanc est si chaud
Que le cerisier de Sauze
En frissonne.

Kowka

Anduze

Nous nous sommes tenus par la main
Nous marchions comme des fiancés
Emus, comme deux adolescents
Par une journée pluvieuse à Anduze

Ta main était douce dans la mienne
J'étais fier de montrer mon attachement
D'afficher avec arrogance mon ivresse
Et toi, tu partageais cet instant de tendresse

Tu m'as dit : "Personne ne peut comprendre
Ce que nous vivons en cet étrange présent
Je suis tellement bien, c'est tellement beau"

Nous sommes partis courir sur la pelouse
Très loin, seuls, dans l'ombre bleue
Les larmes peuvent aussi pleurer de nous quitter.

Kowka

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